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Merci de votre visite !
mulan
wrote:
Joli blog jolis textes ou l'on devinne tout le talent et l'intelligence d'une femme exceptionnelle: femme que tu es.
Dec. 17
Guillaume Revoilwrote:
coucou Tatiana,
Ton espace perso est magnifique,
bonne continuation, je te souhaite plein de bonheur, de joie et de musique
Bisous Guillaume
Aug. 24
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ஐ~Petit espace privé~ஐL'Oxalis de ma vie, l'Aube d'une nouvelle
March 27 Le but du Blog
March 17 En passant par un poème![]() Toile de fond
« Eh Vous ! Par ici… Regardez moi ! »
Je suis une toile aux couleurs délavées. Appuyée contre un mur, à l’écart, isolée. Tout le monde passe devant mais n’apprend à regarder. Je suis une triste peinture qui a vu son temps passé.
Autrefois j’avais cru être l’œuvre majeure d’une exposition, Mais c’était à quelques pas plus loin qu’était le centre d’attention, Une autre plus majestueuse trônait, à fière allure et dorée, Je n’étais que le lieu de passage obligé pour aller l’admirer. Je me suis fourvoyée en croyant à mon panache, Je ne suis qu’une aquarelle effacée, une huile trop sombre, une misérable gouache.
Aujourd’hui on me remplace, je vais à la remise. Dans un petit sous-sol, accolée à mes compagnes d’infortune démises. Coincée dans mon cadre je vous regarde toujours déambuler, Vous tournez furtivement la tête et continuez de vous presser. Mes cris tourmentés ne seront pas entendus, je préfère rêver, A ses yeux fictifs, fixés sur moi, qui me dévisagent, Douceur incarnée. Quelques heures encore et je ne verrais plus votre curieux défilé, Je repense à ses yeux contemplant mon contour, mon essence, mon intimité…
« Eh Vous…par ici…REGARDEZ MOI juste une fois ! » « EH VOUS ! Par ici… Ca sera ma première et dernière fois… » Chaque être est une toile, c'est par la force de sa seule volonté, qu'on la remplit et qu'on y met ses propres couleurs. Oxalis petites chansons (relax..............écoutez)
Bienfaiteurs Vous croiserez certainement ce genre de personne Celle qui ne dise rien, ou qui vous regarde simplement, Il ne suffit qu’un seul fragment de temps pour comprendre Qu’elles vous ont changé imperceptiblement,
Juste un simple moment à discuter, ou à échanger des rires, Elles ne font pourtant que passer mais restent inscrites toute une vie, Quelques mots échangés qui vous ont aidé, grandit ou guérit, Des secondes, des minutes comme si elles vous connaissaient à l’infini,
Ce genre d’êtres singuliers ne se compte pas par millier Au cours de votre existence vous aurez peut être la chance d’en croiser une Vous ne le saurez pas immédiatement, c’est quand elle sera partie au loin Que vous aurez saisit, l’ampleur de cette rencontre ne se ressemblant à aucune
Quelques petits vers pour les remercier, juste des mots qu’on donne En échange d’un bien être que ces Anges amateurs ne s’évertuaient pas à vendre Des étrangers qui vous épaulent et qui ne demandent rien, sauf prendre soin Vous aviez en cet instant, sans le prévoir, trouver un allié.
Oui, vous croiserez certainement ce genre de personnes. Et vous ne pourrez avoir le temps de les remercier, Car si tôt rencontrées, si tôt se sont en allées. Oxalis, Pour les personnes qui m'ont aidé sans le savoir.
March 08 d'où est-ce que je viens?
Salbris : la ville de mon enfance !
Ces bois étendus, ses étangs aux nombreuses facettes, la clarté du jour comme la senteur de l’air frais du petit matin, voilà comment je pourrais décrire ma ville natale ! j’y est toujours vécu jusqu’à l’âge où le petit poussin a du partir chercher aventure dans les grandes villes brumeuses ! Néanmoins cette petite ville est restée dans mon coeur ! il est vrai que adolescente je m’ennuyais à mort, je trouvais la région vide et je la considérais comme le grenier du monde, un peu oublié, poussièreux ! même si certain moment ont été très pénible (surtout mes années de primaire et de collège où j’ai été confrontée à la moquerie des autres enfants) je garde précieusement les moments que j’ai passé dans ma famille, et mes souvenirs sont tellement vivaces et si fortement imprégnés qu’une odeur ou un son me rappellent immédiatement mes jeunes années ! Bref arrêtons les beaux discours et passons à la présentation !
Premièrement Salbris en dehors de ces 6179 habitants est la capitale de la chasse et de la pêche ! Elle est très bien placé car elle est désservie par l’autoroute, le train et bien évidemment les routes. Elle est un peu le carrefour obligatoire ! Son nom possède une signification particulière : cela fait allusion à un passage sur la Sauldre (SALERA BRIVA, dans la langue gauloise), ainsi Salbris veut dire « pont sur sauldre ». Au départ modeste village se regroupant essentiellement autour de l’église, dépendante des seigneurs de la famille d´Etampes au Moyen Age, elle se développa au fil des années et surtout au XIXème siècle devenant une ville active tournée vers l’industrie, le sport et le tourisme. Oh j’allais oublié nous sommes des salbrisiens et des salbrisiennes !!
LE BLASON
Il faut tout de même que je vous parle également de son blason : Les quintefeuilles (feuilles à 5 lobes, modèle la potentille) sont en héraldique le symbole de la végétation. Les deux faisans concrétisent les lieux de chasse réputés en Sologne. Ces éléments ont été repris d´après la composition que l´artiste héraldique Robert Louis a fait des grandes armes de Sologne. L´écusson figurant au centre est celui des anciens seigneurs ayant possédé la terre de Salbris – les de Thou –, dont le nom subsiste encore dans l´appellation : ferme du Thou. Les abeilles symbolisent le travail et aussi une des ressources traditionnelles de Salbris et de la Sologne. Le chevron est signe d´honorabilité. La couleur du champ du blason, le sinople (vert), caractérise bien la situation de Salbris au centre de la forêt solognote.
Mais ce qui fait notre réputation est sans nul doute notre superbe et étrange fontaine installée derrière la mairie! elle est à la fois originale, drôle et son système est ingénieux!! je vous laisse donc apprécier par ces quelques images notre fierté! comme quoi on peut habiter une petite bourgade que cela n'empêche pas que l'on soit inventif et créatif! March 01 Pour faire plus ample connaissance!J'aime
(il n'y a pas d'ordre exhaustif, juste une petite liste!)
ET PLEINS D'AUTRES CHOSE!!
Enfin je suis prête à vous annoncer que je commence une formation à distance d'illustrateur de livres pour enfant! comme j'adore le dessin, les couleurs, l'application, les romans fantastiques, les contes, j'ai décidé de cultiver mes acquis et d'en faire profiter un maximum de monde!
alors voilà je vous présente certaines de mes oeuvres
et très bientot mes oeuvres annexes
petite histoire
IL Y A (une histoire de filles)
Il y a des flots de souvenirs qui jamais ne se tarissent, Il y a des parfums, comme des airs que l’on chantait, ravies, Il y a sur ses murs tant de jeunesse passée Dans de tendres années écoulées, à rire ou à se blesser.
Il y a des choses qui demeurent inexorablement dans la poussière, Il y a des jouets, des bibelots qui se perdent dans la lumière, Il y a des objets qui ne bougent sous peur de perdre leurs étincelles, Tant de souvenirs amassés et qui restent.
Il y a figés, trônant sur les lits, des regards hagards et meurtris, Il y a ces petits êtres qui attendent leurs propriétaires, la mine déconfite, Il y a beaucoup d’amour, de peines, de joies dans leurs bras engourdis, Oui, des confidents toujours prêts à la cajolerie.
Il y a dans un coin des secrets inavoués, des photos oubliées Il y a des tristesses dissimulées dans un cahier Il y a des écrits laissés de côté et des lettres enfermées dans un paquet, Tant d’écritures qui font encore rêver.
Il y a une atmosphère de famille, une petite chambre de fille, Un petit fouillis, un mélange de trois vies Et si l’on cherche bien dans la pénombre, tout se ravive Trois petits corps qui parlent de leur cœur, s’animent, Trois destins de jeunes femmes qui dans cette pièce jamais ne s’évanouirent.
A la lumière de mon chevet, ce soir j’écris Non pas pour exprimer ma souffrance, mes cris, Mais pour me rappeler que je fus une de ces trois filles A qui je dis : N’oubliez jamais mes deux petites poupées de cire.
A mes soeurs,
Oxalis
Mariposa
Un jour d’enfance bien ensoleillé sentant les fruits et les fleurs d’été, et nous voici parties, moi et ma sœur à la chasse aux papillons. Courrant ça et là à travers le jardin de mon grand père travaillant non loin de là et gardant un œil ouvert sur nos frasques, accueillant ces beautés ailés au cœur de notre filet, il fallait à tout prix cueillir le plus beau des spécimens. Soudain un trait d’or fila à travers les roses et il ne nous fut pas plus d’une minute pour apprécier sa virtuosité et moins de deux pour l’attraper. Vous savez ces beaux papillons aux ailes dorés qui, rumeur fait croire, permet à celui qui le voit d’émettre un souhait. C’était la première fois qu’on avait la possibilité d’observer ce porteur de bonheur et d’espérance de plus près. Vite fait nous l’avons enfermé dans un bocal. Emoustillé par l’intérêt qu’on portait à cette prison vitrée, mon grand père nous rejoint de bon train. Arrivé à notre hauteur, il se concentra sur notre captif et dit d’un air plaintif, avec cet accent particulier andalou qui résonne aujourd’hui encore dans ma mémoire, comme la plus belle des mélodies, qu’il fallait absolument relâcher ce compagnon d’infortune au risque de voir se briser notre intérêt scientifique. Voyant notre air déçu, il repris sa voix doucereuse, et nous raconta la plus belle des légendes : Cela se passe en Andalousie, dans un petit village, bien des générations avant celle de mon arrière grand- père, là où le soleil surplombe tel un roi les montagnes du sierra nevada. La chaleur écrasante avait pourtant créé l’une des plus magnifiques jeune femme de tout le pays, brune comme la terre, d’une beauté inouïe faisant ressortir la fierté des andalouses et le charme méditerranéen, si parfaite, tant à son physique qu’à sa belle âme, que son père la préservait de ses nombreux prétendants, essayant à grande peine de trouver le gendre idéal et convenable. Aussi toujours à l’âge de 20ans elle se trouvait, la seule de sa génération, de toute la contrée à rester sans mari. Fille d’un grand propriétaire terrien, elle devait faire honneur à son rang, cachant ses rêves d’évasions et d’aventures au profit d’une vie calme et rangée. Son seul ami fut le soleil, et aux grandes heures du jour, quand tout devenait illuminé, dérobant l’ombre de ses repères, elle parlait à ce fidèle ami de ses voyages imaginaires, de ses rêves devenus secrets, de ses problèmes et de ses aspirations. Pour la consoler, l’ami soleil réchauffait ses larmes et lui redonnait du baume au cœur. Un jour lorsqu’elle se promenait dans le bourg du village, telle une reine, elle fut surprise de voir sa vie se bouleversée en un seul regard… Sur la place du centre, près du puit, un groupe de gitans venus d’on ne sait d’où s’était installé pour quelques jours, présentant en échange un divertissement de danses et de chants, de lanceurs de couteaux et autres, aux villageois. C’est dans ces nomades qu’un jeune homme avait vu le jour, faisant tourner la tête aux jeunes filles, du fait de sa stature, de son air ténébreux et mystérieux. Les regards de ces deux jeunes gens se croisèrent et ne purent se défaire. Le soleil ravi les enjoint en une seule personne. Un amour si intense, d’une force incommensurable était né. Pendant ces quelques jours, l’amour devient passion, et passion devint rêves communs : ils s’aimaient d’un amour véritable, se voyaient dès que l’occasion se présentait. Mais comme toutes les histoires d’amour compliqué, il était certain qu’une entrave allait se faire jour. Le père de la jeune femme sut très rapidement pour leur liaison, commérages oblige, et interdit à sa fille tout contact avec son amant. Les jeunes gens ne désespéraient pas pour autant, seulement le temps passant à une folle allure, le groupe de gitans fut contraint de regagner les routes. Dans une dernière tentative, le jeune homme demanda sa main en bonne et du forme mais le père restait sourd aux prérogatives des deux amoureux et c’est avec lourde peine que le jeune gitan repartit avec sa famille en quête de liberté. Seule et effondrée par cette amour perdu, aux heures les plus hautes, elle alla calmer sa peine auprès de son chaleureux ami. Le soleil ému par ce drame amoureux brilla de tout son être pour réconforter la pauvre malheureuse. Mais ses rayons ne suffisaient plus et pour la première fois, ce dieu se sentait impuissant. Les jours passaient enfermant la jeune femme dans une profonde mélancolie : c’est alors que lui vint une idée. Aux heures les plus chaudes, elle se dirigea d’un pas ferme en haut de la plus haute montagne de sa contrée. Elle fut si proche de son ami, le soleil, qu’elle put lui chuchoter sa requête. Le vent vint perdre ses paroles dans la vallée comme un léger murmure. Le soleil ému par sa demande, lui offrit son plus cher désir. Les yeux écarquillés, on regardait notre grand père avec son air malicieux qui avait marqué une pause. Nos yeux se posèrent sur le petit bocal où notre petit trésor battait fébrilement des ailes. Nous comprimes tout de suite où notre conteur voulait en venir. La jeune femme voulait à tout prix son amour, qu’importe ce qu’elle devait perdre en échange. Tout ce qu’elle souhaitait c’était de le rejoindre, qu’importe le temps et la distance qu’elle devait traverser pour le retrouver, qu’importe sa forme et son apparence. Le Roi des cieux savait que la chance était mince mais devant la fierté et l’obstination de la jeune femme, il l’enveloppa de ses rayons lumineux, et par comparaison avec sa belle âme la fit papillon. Mais pas n’importe lequel : le plus majestueux de toute la création, il la fit doré comme les blés touchés par la haute saison et porteuse de souhait pour semer autour d’elle l’espoir et le courage. Elle partit à sa recherche volant à travers les différentes régions. Aujourd’hui on peut la voir encore traîner ici et là, virevoltant à travers champs…
Notre grand père finit de raconter son histoire, mais comme il le faisait d’habitude il était temps d’écouter la morale qui en découlait. On ne tient pas captif et on ne tue pas l’espoir et le véritable amour. Soyez aussi obstinées dans votre vie et quand vous vivez un sentiment fort vivez le jusqu’au bout et sans entraves. Ma petite sœur prit le bocal de mes mains, ouvrit le couvercle et rendit la liberté à ce singulier papillon. Il était temps pour notre petit compagnon de retrouver le vent qui l’avait amené jusqu’ici et bientôt il disparu derrière les taillis. Mon grand père sourit et retourna travailler la terre. Quand vous apercevrez furtivement un papillon jaune, n’oubliez pas de formuler votre souhait, elle ira le répéter au soleil et qui c’est peut être ému à son tour il l’exaucera ! En tout cas je n’ai jamais oubliée cette histoire et j’essaye depuis, tant bien que mal, de ressembler à cette jeune femme qui, portée par l’amour à réussit à se faire papillon.
PETITE OMBRE
Chaque soir, quand les étoiles doivent briller bien haut dans le ciel, quand vous dormez tranquillement et songez aux milles merveilles qui feraient vos vies, à vos espoirs et vos envies, une ombre pleure très doucement pour ne pas vous éveiller. Comme un murmure presque imperceptible, elle essuie ses larmes d’un geste plaintif et étouffe ses cris dans l’oreiller qui la soutient. Petite ombre bien pâle pense et pense… tourbillons d’idées, et de pensées qui fourmillent dans sa tête, elle refait le cinéma de sa pauvre vie. Comblée d’amour qu’elle ne voit pas, obnubilée par le flots de questions qui l’assaillent, prise par l’enivrant désir de ne plus être, petite ombre s’affale encore plus doucement. Plus rien ne lui répond, elle ferme ses yeux rougis, atteint le vide et s’extasie sur ce néant qui pourrait la prendre. Personne, quand le jour se lève et poursuit sa course folle et vagabonde, ne lui prête attention, pas plus que la nuit. En fin de journée quand le jour s’éteint, et que la mer regagne sa patrie lointaine, petite ombre sent qu’il est l’heure de tirer sa révérence ; mais le doute, les remords et les regrets, fidèles amis, lui tiennent compagnie et ne lui permettent en aucune manière de commettre son méfait, que dis-je son bienfait ! alors petite ombre s’assoie sur un banc, regarde attentivement les gens, ces milliers de marionnettes qui gesticulent et se pressent, puis soupirent et se laissent consumer de détresse. Vouloir hurler, se débattre et chercher de l’aide, trêves de plaisanteries, l’indifférence est totale face à ces drôles d’éclipses… il vaut mieux se taire et souffrir, tout garder pour soi et l’emporter au diable, que de partager cela avec quelqu’un qui n’aura peu de scrupules à utiliser vos faiblesses contre vous. Petite ombre alors, préfère la solitude, pourvu qu’elle ne blesse personne à part elle. Tout ce qu’elle est, c’est cette petite flamme qui brille que quand on la met en lumière, que quand on l’aime et lui fait sentir. Alors contre tout attente elle va vous donner tout ce qu’elle a, sa fierté, son amour propre, ses biens, sa vie. Profitez d’elle, faites lui croire à l’amour , aveugle, candide et stupide, elle vous donnera tout, vraiment tout. Et c’est quand elle se rend compte de la supercherie que petite ombre s’effondre et voudrait partir, loin, si loin… personne ne la comprise, si, peut être une, une de ces petites flammes si rares, que la rencontre en fut si brève et si intense qu’elle ne put l’oublier. Mais non, suis-je bête, pense petite ombre, c’était encore une illusion : elles sont si cruelles mais si précieuses… en tout état de cause, cette nuit, quand les étoiles furent bien bas dans le ciel, petite ombre rêva après des heures de lamentations et de pleurs, de se changer en flamme si gigantesque que tout le monde pourrait l’admirer, l’adulerait et serait soumis a elle. Terrible rêve en réalité, plutôt un cauchemar pensa t’elle : elle ne voulait pas se consumer en grandeur et en futilité, aussi elle se rendormit en sortant l’idée de sa tête de devenir une si vile personne. Le deuxième rêve qu’elle fit, fut celui d’une femme aimante et dévouée, dégageant la générosité et le respect, fidèle, si débordante de vie, que petite ombre faillit de s’assimiler à ce genre de femme ; mais elle sentit tout de suite qu’une personne ainsi faite ne saurait être qu’un ange. Petite ombre se réveilla souriant d’amertume : jamais personne ne saura être un jour un ange. Le rêve s’évanouit succédant à un autre, toujours si différent de ce qu’elle était en vrai : le savait elle réellement ? ni elle ni le monde qui l’entourait ne pourra répondre à cette question….. lassées par ces rêves, accumulant le dégoût et les déceptions, à la fin du jour suivant petite ombre quitta enfin ces vieux amis, fixant le dernier rayon du soleil, le vent caressant son visage, n’étant bien ici ou nulle part, n’ayant pas trouver sa place et ses véritables valeurs, petite ombre bascula et se noya dans la pénombre. Chaque soir, quand les étoiles doivent briller très haut dans le ciel, quand vous dormez tranquillement et songez aux milles merveilles qui feraient vos vies, à vos espoirs et vos envies, avez vous une petite pensée pour elle ? ou l’entendez vous pleurer en vous ? allez la vie, allez la mort : choisissez vos victimes et faites-les au fur et à mesure se désintégrer en une pluie d’étoiles !
Les Pierres
Donnant de la force à nos espoirs et nos rêves, Vous êtes le reflet de la liberté pure ; Existant depuis le monde d’Adam et Eve Vous incarnez le miroir de la nature.
Pierre vulgaire, puis grossièrement taillée, Parmi les autres grains de sable tous semblables, Autour de masses inertes, tu es révélée Comme la perfection de l’état primordiale.
Eléments de la construction, vous fortifiez En mon âme, l’esprit de la beauté du geste Grâce à vos remparts inaccessible dressé , Par vos étendards de l’activité céleste.
Energie créatrice, relation ciel/terre, En toi tu conserves des odeurs ancestrales, Signifiant l’œuvre divine ou une nouvelle ère Tu es l’ensemble de toute force mentale.
Porteuse de messages, témoin de spectacles Racontant tes jours glorieux, de paix , de batailles, Pierre parlante, jadis instrument d’oracles, Tu es la prophète du monde Humain/bétails.
Procréatrices de nos civilisations, Luttant contre tous les vents, tu portes ton nom : Rocs, falaises, menhirs ou autres interpellations Pétrifiée face au Temps, tu gades un sens profond,
Celui de la force spirituelle, incrustée Dans les valeurs traditionnelle de l’égalité, Car toutes emblèmes d’un pouvoir surnaturel, Elles persistent et traversent la vie,ce long tunnel
Par le retour aux sources vous créez l’homme En l’aidant à naître, à survivre et à mourir. Vous régnez en maître sur sa vie en somme Désacralisant l’idéal de ce martyr
Je me souviens
Je me souviens d'une vie passée, les bribes d'un futur brisé ;
Où l'odeur des jacinthes envahissait le peu de notre jardin ,
Où l'amour naissait et se développait entre nos mains ;
Seule tout contre toi, ensemble, les mains jointes face à l'immensité
J'expiais un simple soupir pour que tu puisses m'enlacer
Et déposé sur mes lèvres ce baiser dont jamais je ne me suis lassée.
Mais le sortilège de l'attractivité devait se dissiper , Et tout redevint illusoire.
L'amour vacillait, tout semblait irréel ! Pauvres et pitoyables amants!
Les amoureux ne savaient plus, les yeux perdus dans leurs propres horizons, rêver à deux ardamment.
Et au fil du temps, les jours passés ensemble se transformèrent en désespoir !
Au fond de nos regards la lumière du mensonge jouait à double jeu
Passionnés, épris jusqu'au bout de la nuit, transis par le frôlement des corps
On avait oublié que la vérité est parfois source de biens des enjeux
Et qu'en fin de compte ce ne sont pas que les sentiments qui priment, mais bien plus encore!
Que c'est si éphémère un instant de bonheur
Les coeurs qui battent au son des même accords,
Finissent par s'éssouffler, à en devenir ivres morts,
Par conséquent, ils ne s'harmonisent plus en tandem
Et ils ne se sentent plus la force de dire : « je t'aime » !
le silence a des ailes
celui que je n’ai pas revu, l’endroit paisible La fraîcheur de la salle contraste avec la pesanteur de l’air au-dehors, par ce beau mois de mai, la chaleur est vraiment écrasante. Il fait si frais. Un petit frisson parcoure le bas de mon dos et remonte jusqu’à ma nuque. Je suis bien et au calme, je pense qu’il ne vont pas tarder à arriver…je erre quelques instants puis je m’assois tranquillement sur le banc de bois un peu craquelant, je parcours du regard la pièce aux couleurs de bois ; les chandelles sont bien placées, ce qui permet à la lumière de se déployer chaleureusement, créant une atmosphère de bien être… tout est parfait ! la senteur de l’encens et les flammes vacillantes des cierges m’enveloppent comme un cocon. Je caresse lentement mon siège avec paresse quand soudain j’entend un léger murmure et un léger courant d’air derrière moi, une main se pose sur mon épaule et me fait sursauter. Une personne d’un certain âge s’assit à mes côtés, l’air un peu triste mais si rassurant : « excusez mon intrusion, je ne voulais pas vous effrayer ! » « je vous en prie, j’étais plongé dans mes pensées » « j’ai du me tromper d’heure ou de lieux j’ai rendez vous pour la cérémonie de monsieur Gilbert… » « oh c’est certainement après celle-ci j’ai vu sur le planning ils sont assez chargé ces temps ci ! « « je ne vais pas vous déranger plus longtemps dans ce cas je reviendrai plus tard . » « mais vous pouvez rester, cela ne me dérange nullement, c’est une cérémonie simplement familiale et puis il règne une certaine sérénité en ce lieu que j’aurais tord de ne pas vous en faire profitez avant l’arrivée de vos proches, de toute manière ce sera assez court comme « représentation », autant que vous restiez assis. » « je vois » il me fixa attentivement mais son attention se porta instantanément dans le coin de la pièce à l’écart dans la pénombre ; à cet endroit se tenait un homme en sorte d’uniforme noir, les mains collées l’une contre l’autre, les bras tendus tel un garde du corps assez bien bâtis pour dissuader les plus curieux de s’approcher, le vieil homme se retourna vers moi, son visage fixant mes poignées, « je n’avais pas vu que vous étiez sous surveillance rapprochée, depuis quand ils permettent aux détenues d’assister aux cérémonies ? » je fis grincer mes fers qui me torturaient les poignets et répondit d’un geste las « depuis qu’ils ont beaucoup de monde à gérer, c’est en sorte un moment de répit, cela leurs permet de distiller les entrées…ils ont affaire, trop de monde ; je ne me plains pas… » il resta silencieux. Je lui sourit. « vous êtes bien jeune, mademoiselle, pour être ainsi enfermée…que vous est-il arrivée ? » « il n’y a pas d’âges, cela arrive » je fixais l’autel, les yeux pleins de larmes « c’est dommage qu’une si jeune personne ne connaisse …enfin vous savez vous allez rater les meilleurs moments… je suis confus , je n’aurais pas du dire cela. » « au contraire vous avez raison mais c’est quand on perd ce qu’on a, que l’on trouve leurs véritables valeurs. Mais je ne regrette rien, ce que j’ai fais je le referais, et cela devait inexorablement arrivé ! » il me rendit un sourire. Aucun de nous deux échangèrent une seule parole pendant un bon moment…le calme revenue, je me remis à frôler le banc de bois, cela va me manquer beaucoup. Mon repos fut troublé par l’entrée d’une quatrième personne, son visage m’était familier. Mais dans la pénombre du seuil je n’arrivais pas exactement à la reconnaître. « sans doute un de vos proches ? » la personne avança d’un pas timide, scruta l’horizon et vint se placer devant l’autel, l’air maussade. « tiens. Je ne pensais pas qu’il viendrai. C’est étonnant ce que les gens peuvent être étrange ! dieu que je l’adore mais il a mis du temps a refaire surface, ça fait combien de temps que je ne l’ai pas vu… pff peut être 2 a 3ans sans doute. » « qui est-ce ? » « mon frère ! » . Pas étonnant que je ne l’avais pas reconnu, il avait si changer, mais toujours aussi beau ! en fait « frère » est un mot bien vaste, il n’est que mon cousin et pourtant il reste à mes yeux la plus proche de mes protections, faire comme s’il n’existait pas serait inconcevable, je l’aime comme mon frère…ses traits se sont refermés, même dans son comportement, sa stature on devine tout de suite qu’il ne restera pas très longtemps, pour éviter la famille une fois de plus. Qu’est-il arrivé à mon frère, lui qui était si doux, si drôle, si pleins de vie.. à présent il est chétif, replié sur lui-même, si distant, où s’est-il perdu ? où est passé ton sourire ? j’ai beau à te dévisager, je n’arrive pas à te retrouver. Tu es si différent de mes souvenirs. Je me souviens, frère de sang et de cœur, les ballades interminables où l’on parlait de tout, où nos rires concordaient parfaitement avec les couchers de soleil sur les champs de blé… bref les années ont passées et ont creusées ces silences si longs, ponctuées par de brèves apparitions toutes aussi fugitives… enfin, en ce jour, où tout paraît possible, je suis heureuse de t’avoir entrevue ! « il n’est pas resté longtemps » « c’est sa façon de procéder, il arrive en catimini presque dans un murmure et il repars plus vite que l’éclair ! »il ne changera pas au fond, c’est presque rassurant, mais c’est vraiment dommage. Son visage reste gravé dans ma mémoire, il reste devant mes yeux comme à l’époque de nos jeunes années, où malheureusement je n’ai pas compris ce qu’il se passait ; la distance a tué un peu plus chaque jour notre relation, le rapprochement peut être trop brutal l’a fait fuir… je t’attendais le soir, scrutant la fenêtre, pour pouvoir avoir 5 minutes à discuter avec toi, jouer aux fleuristes ou aux jeux de société, faire ces longues promenades aux couchers de soleil, jouer aux baby-foot, être avec toi et te faire des confidences.. c’était mon cocon, et avec toi j’ai découvert la confiance, et ce sentiment bizarre que quelqu’un pouvait me ressembler… je t’attend toujours aujourd’hui, espérant que mon chemin recroisera le tien et que cette fois-ci, je ne laisserais pas mon cœur en plein milieu de ta cour, que mes messages arriveront à percer la carapace que tu t’es fabriqué. Je t’attendrais toujours, je te tends la main …. le vide m’attriste… à toi de la remplir. On se reverra un de ces jours ! Presque 10 minutes s’écoulent alors que les pas de mon frère résonnent encore sur les pavés. Un sourire s’est esquissé au bout de mes lèvres, je repense : à cet air frais qui descendait de la rivière quand le soir tombaient sur le petit village où nous passions nos vacances d’été, chez nos grands parents. J’avais toujours l’impression d’avoir toujours vécu là-bas, en fait il n’y a pas un endroit au monde où je me sens libre et bien à part celui-ci. Allez savoir pourquoi ! peut être le calme qui y règne, qui me fait regagner des forces, peut être parce que ce lieux m’inspirent en rêves, en dessins et en poèmes. C’est ce genre de lieux pauvres, dépourvus de grands centres commerciaux qui vous saoulent, de gens pressés qui ne savent plus observer ni apprécier, parce qu’il est simple et dénué de tout artifice, parce que la première chose que l’on voit c’est la terre qui épouse le ciel par le biais de champs immenses et par les forêts qui la borde. Tout ce qui reste est d’une simplicité : l’église de pierre, une petite école, des bancs de bois, une boulangerie, et si on regarde bien un petit café qui n’a pas encore fermé où tous les anciens se retrouvent comme bien des années auparavant, mais les discutions se font plus rares, et les mines enjouées plus renfermées. On y discutent d’agriculture, des derniers ragots rapportés, de la pluie et des beaux jours, de la chaleur ou du froid qui rend leurs corps encore plus fragiles… on parle de la vieillesse et des derniers compatriotes qui sont décédés, chez eux ou à l’hôpital, bref tous seuls…. Les jours coulent inexorablement à la lueur de leurs corps fatigués et meurtris. En pensant à ce petit village oublié et déserté, le visage de mes grands parents refait surface. Ils sont ma deuxième famille, ceux qui m’ont inculqué des valeurs profondes, un patrimoine riche, de la bonne humeur et de la gentillesse à en revendre. Ce sont des modèles de vertu, de courage… je ne dis pas qu’ils n’ont aucun défauts mais ceux-là sont contre-balancés par une vie de peines et de labeurs à laquelle je leur dois tout. Sans leurs batailles mes parents n’auront jamais pu m’enseigner les véritables piliers d’une vie bien menés. De leurs forces et de leurs sueurs nous, mes parents et moi, avons puisé tout le courage nécessaire pour pouvoir avancer et se faire une place dans le monde en toute légitimité. Un coup de coude me réveilla, me fit sursauter. « je crois que la cérémonie va bientôt commencée, dites- moi, il y a beaucoup de monde, cela ne va pas être aussi rapide que vos sembliez le croire.. » son petit sourire narquois aiguisa ma curiosité, je me retourna et scruta le monde, … « la salle est remplie ! » je n’avais rien entendu, plongée dans ma réflexion, je n’avais pas fait attention aux bruits des pas s’écrasant dans le silence. « et ben ! » « vos parents vont être contents du monde, cela va être particulièrement réussie comme cérémonie ». le silence fut de mise et les discours commencèrent.
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ceux que je ne porte pas dans mon cœur !
Les paroles s’envolèrent dans la profondeur de la bâtisse, ricochèrent sur les murs et vinrent se fondrent en un seul chant à mes oreilles. Il fallait à tout prix que je regarde qui était venu !! juste un petit coup d’œil… juste pour voir… Première surprise, ou plutôt premier coup de massue ; il me semblait inconcevable que ce genre de personne soit présent lors d’une cérémonie si particulière. J’avais envi de crier , de hurler tout ce qui bouillonnait au fond de moi… « c’est une cérémonie en famille !! » comment pouvaient-ils être là, verser des larmes, jouer la comédie. Folle de rage, j’avais qu’une chose en tête : me lever et leur demander de se diriger gentillement vers la sortie. Mais un regard suffit à m’en dissuader, mon geôlier me tenait ! « que vous arrive t’il ? » « une bande d’hypocrites, de charognards qui rodent dans l’espoir d’obtenir une petite faveur, ou pour faire en sorte de prouver qu’ils sont importants. » « ils sont de votre famille ? » « je dirai que biologiquement et génétiquement oui, mais on ne se connaît pas, j’ai plus d’affinité avec des « étrangers » qu’avec eux ! » « (petit rire sarcastique) vous ne leur donnez aucune chance ! » « ils l’ont déjà eu et c’est suffisant. Des coqs qui gonflent leurs torses pour mieux se faire voir, des vipères qui s’arrangent pour rapporter des évènements et transformer la réalité, alors qu’elles n’étaient même pas là, celles qui s’arrangent pour vous démoraliser ou vous dévaloriser ! vraiment je ne les porte pas dans mon cœur. Ce ne sont que des gens bouffis d’orgueil, qui ne savent pas déceler la plus petite perfection, parce qu’ils sont obnubilés par le paraître. Ce sont déjà des fantômes, et ils sont déjà condamnés pour moi. » « vous êtes dure, soyez plus flexible, le pardon achève bien des souffrances » « je préfère emporter mes douleurs avec moi que devoir respecter ceux-là qui ont condamnés mes parents et salis leurs noms ! ». je les dévisageaient, chacun à leur tour, et me rappelais avec exactitude l’indifférence qui accaparait leurs regards quand ils se posaient sur nous, « à l’école tout va bien ? » je répondait toujours « oui » mais au fond j’aurai vraiment voulu leurs dire « qu’est-ce que tu t’en fout ? tu ne sais même pas en quelle classe je suis, ni quel âge j’ai !! » le pire est venu quand j’ai grandi. La même question revenait « à l’école tout va bien ? » et toujours « oui » mais cela me faisait rire intérieurement, parce qu’on ne peux pas vraiment dire que la faculté soit une école !! me prendre pour une gamine c’était vraiment trop ! le pire c’est que je les voyaient manipuler par les sentiments mes grands parents, se liguer contre ma mère, s’inviter entre eux (on ne peut pas inviter X et toute sa marmaille, il y aura trop de monde !!), entre nous excuse à vomir ! en grandissant je pouvais avoir ma revanche : mes sœurs étaient devenues brillantes et de surcroît très belles ; la première les effrayaient ! je rigole toute seule parfois quand je revois leurs visages se contracter a chaque regard insondable de ma sœur ! elle entreprenait des études de psychologie, ils croyaient qu’elle les analysaient en silence.. (rires) mais le plus beaux c’est quand ils se sont faits prendre dans leurs propres pièges. Ils voulaient faire signer un papier à mes grands parents.. chose pratiquement facile, chose pratique car ils ne savent pas lire, pour les placer en maison de retraite. Mon grand père eu un doute, et demanda conseil à ma mère, qui décida d’en faire part à ma grande sœur qui connaissait à présent le milieu des personnes âgées et des modalités de placement. Ils refusèrent tout net après informations de signer n’importe quels papiers.. ils étaient furieux, tous enragés et concentrèrent leur fureur sur la personne de ma maman qui fut qualifiée de profiteuse et de salope. Toujours protéger les personnes que l’on aime, c’est notre devise. Depuis ce jour nous gardons un œil bien ouvert sur notre famille ! Mon autre petite sœur, intelligente et fougueuse, n’avait pas sa langue dans sa poche. ils se méfiaient de son petit air angélique, sa petite voix fluette ne correspondait nullement aux enfants de 9 ans, son discours révélait une maturité à toute épreuve. Lorsque les mots affluaient, ses phrases quoique débitées à un flux assez impressionnant avaient le don de casser la fausse atmosphère familiale instaurée par cette bande d’hypocrites mal venus, et la plupart du temps annonçaient des vérités nullement bonnes à dire, c’était lancé comme un coup de poignard dont la lame tranchait le moindre de leurs faux pas. En vacances le moment le plus terrible était celui qui correspondait à la visite pendant quelques jours de notre « belle » famille ; on devait laisser notre lit douillet contre le sofa du salon sentant la naphtaline, les entendre débiter des conneries à l’allure d’une borne d’incendie ouverte…tout cela en les respectant, en étant gentilles et bien élevées, écoutant les principes que nous avaient inculqués nos parents. Quant à moi, le silence fut ma meilleure arme, j’écoutais et me fabriquais les armes dont j’aurai besoin pour les affronter une fois plus âgée. Mon regard se tourna ensuite vers les personnes du fond. « Pitié, les menteurs pathologiques, et les apprentis connards se sont donnés rendez-vous aujourd’hui ». D’un air exaspéré je me détourne d’eux… en fait je n’ai pratiquement rien à dire sur eux. Ce sont des corps sans visages, ils n’ont pas d’identité à part celles qu’on veut bien leur donner. Pas de personnalité, on les adulent parce qu’ils sont manipulables, on les aime parce qu’ils sont malléables… je pense à toutes les personnes que j’ai croisé jusqu’ici et qui m’ont donné la nausée, par leur air suffisant, ils ont cru pouvoir me berner… ce ne sont que des pauvres âmes égarées, qui ne reflète que la poussière des rues et la fumée des usines. Ils sont forts en bandes, lorsqu’ils sont mis en lumière par d’autres, et faibles quand ils s’abandonnent sous les couvertures cachant une blessure bien plus profonde que celle qu’ils ont infligé à leurs victimes, qui, elles, sont bien plus conscientes du mal qui les rongent. Je les plains et les hais, toutes catégories confondues : la copine qui profite et qui contrôle, le branleur qui adore discriminer et ridiculiser les autres, la fille coincée qui se révèle une vraie pourriture et qui n’hésite pas à rendre la vie détestable, la fausse amie, le coureur de jupons, l’atrophié du bulbe, le suffisant à lui-même, celui qui se grille le cerveau, l’apathique, la fille stressée, l’intello de base……bref les énumérer encore viendrait à les glorifier, vaut mieux se rendre indifférente, et laisser ces visages se dissipés. Leur présence n’est pas de mise, mais elle est nettement plus supportable que mon garde qui me fixe d’un air réprobateur.
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